La fertilité, la fausse couche, la grossesse, l’IVG et le stérilet (tout ça dans le même article!)

Cet article me trotte dans la tête depuis pas mal de temps. C’est au fait cet article que je vais vous écrire qui m’a donné envie de me remettre à bloguer de nouveau. J’ai eu envie de partager avec vous mon histoire. 

Si vous ne me connaissez pas alors j’ai 37 ans (aie j’ai failli écrire 39 lol je me vieilli moi même lol) j’ai une petite fille de neuf mois maintenant.

Mon histoire commence il y a bien longtemps donc. Je n’ai « jamais » voulu avoir des enfants. Enfin c’est ce que je disais aux autres et ce que je me disais à moi même. Et puis l’envie est venu (ou alors elle était toujours là je ne sais plus). J’ai laissé faire la nature et je suis tombée enceinte. Je ne vous raconte pas ma joie. Je l’ai su le 13 novembre 2015. Oui le jour de l’attentat au Bataclan. Ce soir là j’étais toute seule à la maison je tremblais de peur pour tout le monde à Paris, pour moi, pour mon bébé dont j’ignorais l’existence jusqu’à là…

Le moment de terreur passé je commençais à me réjouir (enfin) de cette nouvelle. La date de la première échographie a été fixée et je l’attendais avec l’impatience. A une semaine de Noël j’ai eu de terribles douleurs dans le ventre et j’ai commencé à saigner. Cela n’est jamais un bon signe et vu que le tout s’accentuer j’ai pris la direction des urgences. 

Quatre heures d’attente, des vomissements, des douleurs aigus, des saignements tellement forts et c’était enfin mon tour. Mais je le savais déjà. J’ai fait une fausse couche. Ils ont donc laissé les deux petites étudiantes de retirer tout ce qu’il en restait en moi. Je ne sais pas si les gens le demandent mais on m’a posé la question je veux le voir. Voir quoi? Le reste de fœtus? Le reste de mon futur bébé qui n’existe plus? Étrange. J’ai refusé complètement épuisée par la douleur qui s’est enfin arrêtée mais une autre venait de naître. 

Le temps passait. Vous savez ce temps qui fait atténuer toutes les douleurs. Je n’ai pas eu peur de parler de cette fausse couche. J’en avais besoin. Avec le temps j’en ai même ris. Si si croyez moi que c’est possible. 

Un peu plus d’un an plus tard je suis retombée enceinte. Les semaines passaient. Les échographies s’enchaînaient. Mais malgré tout je n’y croyais pas. Je n’arrivais pas à me mettre dans la tête que j’étais vraiment enceinte et que je vais avoir un enfant. C’est peut être aussi pour cela qu’on ne pouvait pas distinguer que je sois enceinte jusqu’à presque mon huitième mois. Car je refusais d’en parler. J’ai eu peur. Je l’avoue aujourd’hui. J’ai eu peur que ça finira comme la fois précédente. Je ne prévoyais rien. Je ne planifiais rien. Je refusais d’acheter quoi que ça soit pour le bébé. Pourtant tout se passait pour le mieux pour lui enfin elle. J’attendais donc la date fatidique de l’expulsion .. euh pardon .. de l’accouchement. Je disais depuis le début que je vais accoucher le jour prévu et bien c’était le cas! Je vais vous raconter ce périple dans un autre article car celui ci commence à se faire (déjà) un peu trop long. 

Si vous ne le saviez pas alors personne ne quitte la maternité sans une ordonnance pour la contraception. En vue de l’allaitement j’ai eu le droit à l’Optimizette. La merde. La vraie. Et je ne rigole pas. Genre la pilule qui fait que tu saigne pendant trois mois (d’affilés), des mots de tête, la fatigue, les sauts d’humeur (j’étais vraiment pas du tout commode ni vivable). Je l’ai arrêté. Et puis tout s’est remis dans l’ordre. Naturellement. 

Retour à la case de départ. Je ne voulais pas un deuxième enfant. Ma gynéco m’a donc conseillé un implant. Bon je n’étais pas très chaude à l’idée d’avoir quelque chose sous la peau. En plus cette petite chose contenait le même hormone (de merde) que l’Optimizette. J’ai hésité, j’ai hésité et puis un matin en me brossant les dents j’ai vomi (ha ha désolée pour le détail mais c’est trop tard de toute façon)

Je savais déjà. Après un test sanguin au laboratoire le résultat était bel est bien positif. Oui j’étais de nouveau enceinte (et avec un bébé de six mois). J’ai réfléchis mais j’avais déjà pris ma décision bien avant. Interruption volontaire de grossesse. A partir de ce moment là tout s’enchaîne vite. Et à vrai dire il ne faut pas trop tarder. Une matinée dans une clinique et tout a été fini. Sans la douleur. Même le médecin ne croyait pas ses yeux que je ne voulais aucun antidouleur.  Courageuse ou pas je ne peux pas vous dire. Je pense que la psychique joue un grand rôle dans la douleur. Je n’en voulais pas. J’en avais fait mon « deuil » et mon corps a bien compris et ne s’y opposait pas. Qui sait? 

Si vous ne le saviez pas (je sais je me répète ha!) mais personne ne sort de la Clinique sans une contraception. Cela vous rappelle quelque chose avouez-le! J’ai donc eu la pilule Minidril. Ceci dit elle me convient pas mais pas à mon gynéco qui a refusé de me refaire mon ordonnance en vue de mon âge, mes migraines et mon addiction au tabac (ou fumer c’est mauvais) et me voilà devant un nouveau dilemme. Le stérilet.

J’ai choisi le stérilet en cuivre. Enfin c’est plutôt sa recommandation. Comme ça pas d’hormones (de merde). Je devrais retrouver des cycles normaux naturels (juste avec un morceau de plastique et du cuivre à l’intérieur de mon utérus) et (probablement) des saignements un peu plus abondants (mon dieu j’espère que ça va pas durer encore trois mois!) et plus douloureux. 

Aujourd’hui j’en suis là. J’ai accepté que l’on m’insère un objet dans mon utérus. Non ne vous inquiétez pas je vous tiendrai bien sur au courant (et avec plaisir mdr) dans un prochain article sur ce petit objet, l’évolution de tout cela et peut être la ménopause 🙂

Et vous quelle est votre histoire?

Je partage!

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